3 questions à…  Edwige Julien, infirmière libérale

3 questions à… Edwige Julien, infirmière libérale

3 questions à … Edwige Julien, infirmière libérale

Engagée pour la prévention et l’accompagnement des patients

De l’IFSI à Paris aux services techniques de réanimation à Montpellier, en passant par le bloc opératoire de Saint-Pierre de La Réunion jusqu’à son cabinet libéral, Edwige Julien a fait de la prévention un fil conducteur dans son parcours professionnel. Engagée, formée et toujours en mouvement, elle partage ici son parcours et son implication au sein de la CPTS.

Edwige, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis infirmière libérale depuis 2002. J’ai fait mes études à Paris, à la Salpêtrière, puis j’ai travaillé au CHU de Montpellier, notamment en réanimation cardiaque et au bloc opératoire de Guy-de-Chauliac. J’ai ensuite passé cinq années à La Réunion, où j’ai exercé en bloc opératoire et en neurochirurgie. À mon retour en métropole, j’ai fait beaucoup d’intérim avant de me lancer en libéral en 2014. Cela fait maintenant quatre ans que je suis installée à Vailhauquès. Ce parcours m’a permis de développer une grande polyvalence, mais aussi de comprendre l’importance du lien avec les patients dans la durée.

Vous êtes très investie dans la prévention. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Oui, la prévention est vraiment au cœur de ma pratique. Comme infirmière libérale, on arrive souvent en bout de chaîne, quand la maladie est déjà installée. J’ai donc voulu agir en amont. J’ai suivi plusieurs formations diplômantes : un DIU d’addictologie et un DU d’entretien motivationnel, une approche qui permet d’accompagner les patients dans le changement de comportements. Je travaille beaucoup sur les addictions — notamment la tabacologie. J’ai collaboré avec le CSAPA - Addiction France, participé à des maraudes pour le “Moi(s) sans tabac”. Je me suis aussi formée au programme ICOPE (de l’OMS) avec Débora Galvez qui permet de dépister d’évaluer la fragilité chez les personnes à partir de 60 ans. Je reste informée sur les nouvelles règlementations comme celles qui concernent la vaccination et les IDEL. Je me forme pour participer à des séances de vaccination de groupe. Un autre dispositif dans lequel je peux déployer mes compétences acquises lors de mes formations est « Mon Bilan Prévention ». Il s’agit de rendez-vous à certains âges clés de la vie pour faire le point sur sa santé et en devenir acteur. Finalement, toutes les formations que je suis ont un seul objectif : sensibiliser, informer, prévenir.

Pourquoi est-ce important pour vous de faire partie de la CPTS ?

J’ai toujours travaillé en équipe. Or, en libéral, on peut vite se retrouver isolé. La CPTS permet justement de recréer du lien, de monter des projets communs et de travailler en transversalité. Au sein de la CPTS, il y a aussi des ateliers très enrichissants, notamment celui portant sur les violences faites aux femmes. On échange, on partage nos pratiques, on évolue ensemble. Au sein de la CPTS, il y a aussi la possibilité de se former régulièrement, comme le 30 janvier sur l’entretien motivationnel auquel je suis très sensible. Dans un second temps, il y aura une séance consacrée au retour sur la pratique de cet outil auquel je participerai.